Yaoundé : le Président Paul Biya a reçu le Ministre Moussa Faki Mahamat

Son excellence monsieur Moussa Faki Mahamat, Ministre des affaires etrangères et de l’intégration africaine et envoyé spécial du chef de l’Etat tchadien, a été reçu mardi 4 novembre 2014 par le président Paul Biya. Accueilli peu avant midi au perron du palais de l’Unité par le chef du protocole d’Etat, l’émissaire tchadien a été introduit auprès du président de la République pour un entretien de plus d’une demi-heure. Interrogé par la presse à sa sortie du palais de l’Unité sur la teneur des entretiens, l’envoyé spécial du chef de l’Etat tchadien a déclaré avoir remis au président Paul Biya un pli fermé de la part de son frère et ami Idriss Deby Itno. Evoquant l’excellence des relations entre le Tchad et le Cameroun, Moussa Faki Mahamat a précisé que sa visite s’inscrivait dans le cadre de la concertation continue entre les deux chefs d’Etat.

L’on a noté, ces derniers temps, une intensification de la concertation entre le Cameroun et le Tchad. Entre la visite effectuée en mai dernier au Cameroun par le président Idriss Deby Itno et celle du ministre tchadien des Affaires étrangères et de l’Intégration africaine mardi, on se souvient de l’audience accordée par le chef de l’Etat le 24 septembre dernier au ministre tchadien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Pr. Mackaye Hassan Taisso. Toutes choses qui ont amené la presse à interroger l’émissaire quant à l’existence d’un lien entre l’objet de sa visite et une question particulière, notamment l’engagement des deux pays à mutualiser leurs moyens par rapport à la sécurité dans la sous-région. A ce propos, l’envoyé spécial tchadien, peu disert, a tout juste laissé entendre que ce qui touche à la sécurité de notre sous-région est une préoccupation commune. « Tout ce qui touche le Cameroun, touche le Tchad et vice-versa », a déclaré Moussa Faki Mahamat, avant de conclure : « Il y a une parfaite solidarité entre nos deux Etats dans la lutte pour la paix et la sécurité dans notre sous-région ».

Presse camerounaise